Les détails marquants du Dior Pre-Fall 2026 par Jonathan Anderson
Pour Dior Pre-Fall 2026, Jonathan Anderson prolonge le vestiaire amorcé lors de son premier défilé pour la maison, en l’enrichissant par un travail sur les proportions, les matières et les volumes.
Tout commence par les pantalons. Leur volume se déploie sur les côtés, élargissant la ligne de manière inattendue. Ni rigides ni strictement architecturés, ils conservent une certaine fluidité, presque un mouvement naturel. Par moments, leur ampleur évoque une jupe, brouillant volontairement la frontière entre les catégories.
Certains blazers sont entièrement construits à partir de bandes textiles appliquées. Ils jouent sur la texture et le relief plutôt que sur la forme. Leur construction évoque de manière subtile du Bar jacket iconique de Dior.
Les robes reposent sur un travail de drapés latéraux, de volumes noués et d’asymétries maîtrisées. Certaines silhouettes jouent sur une tension entre maintien et souplesse, notamment grâce à des superpositions de tulle rigide sous des étoffes plus lisses, ou à des nouages latéraux qui redessinent la ligne du corps.
La collection laisse également apparaître l’idée d’un vestiaire partagé, perceptible notamment dans le retour d’un tailcoat en denim brodé d’inspiration XVIIIᵉ siècle, déjà aperçu dans la collection masculine précédente.
Dans son ensemble, la collection reflète l’approche de Jonathan Anderson de travailler à partir de la réalité de la femme Dior. Comme il l’explique, il s’agit de penser « la réalité de la femme Dior », de s’interroger sur la manière d’alléger ce qui peut parfois sembler contraignant, et de reprendre le langage de la maison depuis ses fondements. Un processus qui ne cherche pas à définir une figure unique, mais à prendre le temps de comprendre qui sont, aujourd’hui, les femmes Dior.